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En collaboration avec les télévisions polonaise et ouest-allemande, Krzysztof Kieślowski réalise une série de dix films de cinquante-cinq minutes librement basés sur le Décalogue, déclinés selon les commandements dictés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. Tous sont situés à Varsovie à la fin des années 1980 dans les différents foyers d’un immeuble austère et triste. Kieślowski veut filmer « les âmes » dans son pays où les gens vivent, souffrent, se compromettent et s’aiment. 
Rien ne préparait au choc mondial que fut Le Décalogue. Ce succès immédiat, conférant à l’auteur une aura inespérée doit à l’universalité de ses dilemmes, à même de se poser à des hommes et femmes aux quatre coins du globe.

L’adaptation du Décalogue se passe en France, aujourd’hui.
Chaque épisode, plus ou moins adapté vis à vis de la partition originale mettra en scène comme chez Kieślowski, les habitants d’un même quartier en périphérie d’une mégalopole, pour la plupart résidant dans le même immeuble.  
Ce n’est pas tant le divin, mais l’humain dans toute sa nudité dont il est question dans cette adaptation, interrogeant la place de la morale dans la société contemporaine. 
Pour affirmer le geste de frottement fécond entre réel et fiction cher à la compagnie depuis cinq ans, Lorraine de Sagazan souhaite inscrire une part conséquente de recherche documentaire, dès le mouvement d’écriture, et s’associe une nouvelle fois à l’auteur Guillaume Poix pour adapter le récit en œuvre théâtrale. Afin de préserver l’homogénéité de regroupement social qui existe dans l’oeuvre de Kieślowski, ils ont choisi de situer leur travail dans des foyers appartenant majoritairement à la classe moyenne aujourd’hui en France. Une manière de s’intéresser particulièrement au déclin de celle-ci dont l’influence a considérablement diminué par rapport à celle de l’époque des Baby boomers.